Le chant depart

Le Chant du départ

Paroles  de Marie-Joseph Chénier, Musique Méhul créait pour la fête de 14 juillet 1794, il est dévoilé par Méhul à Robespierre qui  qualifie ce chant de  « poésie grandiose et républicaine qui dépasse tout ce qu’a fait ce girondin de Chénier ». Le titre original était «  Hymne à la liberté ». C’est un tableau musical : à chacune des sept strophes, l’hymne est chanté par un individu ou des groupes d’individus différents.

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  • Un député parle à des soldats, il les encourage à se battre pour défendre la République.Dans le premier couplet.
  • Une mère de famille donne son fils à la patrie.Dans le second couplet
  • Il s’agit de deux jeunes Français (12 ans et 13 ans) Joseph Bara et Joseph Agricol Viala, qui sont morts pour la République. Joseph Bara refusa crier « Vive le Roi », devant des vendéens qui l’entouraient et il lança un : « Vive la République ! », cri pour lequel il fut exécuté sur le champ. Joseph Viala mourut en essayant de couper les cordes d’un ponton ennemi. Ses dernières paroles : « Je meurs, mais c’est pour la Liberté ! ». Dans le quatrième couplet

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Le Chant du départ

Premier couplet (Un député du Peuple)

La victoire en chantant

Nous ouvre la barrière.

La Liberté guide nos pas.

Et du Nord au Midi

La trompette guerrière

A sonné l’heure des combats.

Tremblez ennemis de la France

Rois ivres de sang et d’orgueil.

Le Peuple souverain s’avance,

Tyrans descendez au cercueil.

Refrain (Chant des guerriers) :

La République nous appelle

Sachons vaincre ou sachons périr

Un Français doit vivre pour elle

Pour elle un Français doit mourir.

Couplet 2 (Une mère de famille)

De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes :

Loin de nous de lâches douleurs !

Nous devons triompher quand vous prenez les armes :

C’est aux rois à verser des pleurs.

Nous vous avons donné la vie,

Guerriers, elle n’est plus à vous ;

Tous vos jours sont à la patrie :

Elle est votre mère avant nous.

Refrain

Couplet 3 (Deux vieillards)

Que le fer paternel arme la main des braves ;

Songez à nous au champ de Mars ;

Consacrez dans le sang des rois et des esclaves

Le fer béni par vos vieillards ;

Et, rapportant sous la chaumière

Des blessures et des vertus,

Venez fermer notre paupière

Quand les tyrans ne seront plus.

Refrain

Couplet 4 (Un enfant)

De Barra, de Viala le sort nous fait envie ;

Ils sont morts, mais ils ont vaincu.

Le lâche accablé d’ans n’a point connu la vie :

Qui meurt pour le peuple a vécu.

Vous êtes vaillants, nous le sommes :

Guidez-nous contre les tyrans ;

Les républicains sont des hommes,

Les esclaves sont des enfants.

Refrain

Couplet 5 (Une épouse)

Partez, vaillants époux ; les combats sont vos fêtes ;

Partez, modèles des guerriers ;

Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes :

Nos mains tresseront vos lauriers.

Et, si le temple de mémoire

S’ouvrait à vos mânes vainqueurs,

Nos voix chanteront votre gloire,

Nos flancs porteront vos vengeurs.

Refrain

Couplet 6 (Une jeune fille)

Et nous, sœurs des héros, nous qui de l’hyménée

Ignorons les aimables nœuds ;

Si, pour s’unir un jour à notre destinée,

Les citoyens forment des vœux,

Qu’ils reviennent dans nos murailles

Beaux de gloire et de liberté,

Et que leur sang, dans les batailles,

Ait coulé pour l’égalité.

Refrain

Couplet 7 (Trois guerriers)

Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,

À nos épouses, à nos sœurs,

À nos représentants, à nos fils, à nos mères,

D’anéantir les oppresseurs :

En tous lieux, dans la nuit profonde,

Plongeant l’infâme royauté,

Les Français donneront au monde

Et la paix et la liberté.

Refrain

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