Pont Saint Esprit 18 aout 1914

 

Août 1914 ferait oublier septembre 1870? cinq divisions d’infanterie, une de cavalerie et cinq groupes de chasseurs alpins se rassemblent, rentrent en Alsace, et le 19 août prennent Mulhouse et avancent vers Colmar.
Adrien se tourmente »je me tourmente grandement de ne pas savoir ce que tu devient avec les enfants. Tu comprendra qu’il m’est péniblement dur de ne rien revoir de ta part, J’en suis profondément ému de ne rien apprendre de ce qu’il me reste de plus cher au monde.Cliquer pour agrandir

 
Ma chère Louise
Je ne vis plus depuis bientôt 12 jours que je t’ai adresser de mes nouvelles et par 2 fois sans recevoir aucunes des tiennes.
Je me tourmente grandement de ne pas savoir ce que tu devient avec les enfants.
Tu comprendra  qu’il m’est peniblement dur de ne rien recevoir de ta part j’en suis profondement emu de ne rien apprendre de ce qu’il me reste de plus cher au monde. Souviens toi que avant que je parte tu m’avais dit que tu ferai tous ce qui serai en ton possible pour me renseigner sur votre existence.            Je t’en suplie adresse toi à la Mairie pour demander que tu fasse pour que tes lettres me parviennent.

poilu lettre 18 aout 1918 (40)Tous les camarades qui sont avec moi et qui sont de Paris ont tous reçu des nouvelles des leurs: résidant à Paris. C’est pourquoi je suis très étonné moi même d’en avoir reçu aucunes de toi et je me chagrine beaucoup de vous tous, dit moi aussi si tu as eu des nouvelles du Ruissol soit par Maria ou ta Mère
Je leurs écrit aujourd’hui pour savoir aussi ce qu’elles devienne peur être leurs nouvelles ne seront pas très pour nous, mais je te l’ai toujours dit avant de partir qoique il arrive sur le sort de notre chère Odette tu ne doit pas te désarmer de ton courage tu sais  que tu en as deux autres que seule toi même tu peut veillez. J’ai confiance en toi c’est le plus grand sentiment que je te demande .
poilu lettre 18 aout 1918 (3)L’avenir nous donnera il faut l’espoir des jours meilleurs que j’aurai le plaisir de te serrez dans mes bras inssi que les enfants
Dis moi si tu sais si chez Pathé l’usine marche toujour si tu n’a eu aucunes dificultés pour toucher les quelques argents qui me revenait
Je serait plusque heureux le jour que je recevrait de tes nouvelles avec beaucoups de détails.
En attendant de lire bientot des bonnes nouvelles de ta part.
Milles Bons Baisers pour toi et mes chers petits
 
Ton Mari
Béne Adiren
120 eme Territorial 15 eme compagnie de Dépot
poilu lettre 18 aout 1914 2
 

 

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