Au Ruissol, dans l’Ardeche au grenier de la maison que Florian vient d’acquérir se sont empiles au fil des ans des cartons et diverses affaires que les anciens propriétaires avaient conservés, Florian fait le tri, dans un coffret en bois, des lettres et des cartes postales un ruban élimé les retient bien serrées les unes aux autres, le lien défait dévoile de la correspondance militaire d’Adrien à sa famille pendant la guerre de 1914 1918. Beaucoup d’émotions à la lecture de ces lettres.

poilu guerre 1914

Florian a aimablement prêté cette correspondance à chine & puces, des instants vieux de cent ans à partager avec nos lecteurs.

Vincennes le 1er aout 1914

Ma chère Mère cher Henri et chère Maria

Les événements sont graves en ce moment je me fait un devoir de vous écrire je ne sait si ma lettre vous trouvera tous ensemble réunis. Mais j’en doute pour Henri. Puisque la mobilisation est générale moi je doit être rendu lundi avant midi à Pont Saint Esprit. Nous ne savons pas si nous aurons l’honneur de nous revoir, nous vivrons toujours dans l’espoir d’un retour, ci le malheur ne voulait pas que ce soit vrai.

Je recommande à Maria Louise et mes chers enfants puisque je ne peut le faire à Henri qui serra comme moi sous les drapeaux. Je vous recommande ma chère Maria de veillez sur eux je ne saurai a qui mieux les recommander.

Je part de bon cœur le seul regret qui me reste au cœur que je voudrai pas que ces chers petits enfants et ma chère femme tombe dans la misère ce sont les plus nobles paroles que je puisse vous dire et qui me sont chères.

Et vous chère Mère garder toujours bon espoir il viendra peut être des jours meilleurs pour nous consoler tous C’est du fond du cœur que je vous embrasse avant mon départ ainsi que ma chère Odette que je n’aurai peut être plus espoir de la revoir

1 aout 1914 poilu guerre 1914(1)Nous avons reçu la lettre de Maria aujourd’hui elle nous a fait beaucoup de la peine. Mais il faudrai a tous pris qu elle ne prenne pas de lait du bouillon de légumes pour avoir un petit espoir en elle tel que je vous l’avait dit dans ma dernière lettre au cas ou il subviendrai un malheur faite déclarer à la Mairie de Veyras que vous ête dans l’impossibilité de payer les frais et que les parents ne peuvent pas non plus vut les événements que nous traversonts que la comune fasse le nessessaire Je compte sur Maria aussi pour qu elle prennes garde de vous pendant tous ce temps que la guerre peut durée Louise fera pour vous tous ce qui serra en sa possibilité

Je vous dit Adieu de grand cœur a toutes les  trois puisque je crois que Maria restera au Ruissol avec vous en attendant que les temps devienne meilleurs pour nous tous

Mille baisers a vous

Adrien

1 aout 1914 poilu guerre 1914(2)

 

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